MESSAGE DE LA REPRÉSENTANTE DE LA TUTELLE

Ministre locale des Sœurs Franciscaines Missionnaires de Notre-Dame

Chers visiteurs, chers élèves et chers parents,

C’est avec une grande joie que je vous souhaite la bienvenue.

Que ce lieu soit pour chacun une source de paix, de réconfort et de prospérité, où l’on grandit non seulement dans le savoir, mais aussi dans la foi et l’amour.

Ici, nous ne venons pas seulement pour apprendre ou enseigner. Nous venons pour nous rencontrer, nous soutenir, grandir ensemble dans l’amour du prochain.

Car la foi qui me porte depuis mon enfance, je ne la vis pas pour moi-même : elle me pousse sans cesse vers vous, vers l’autre, vers celui qui a besoin d’une main tendue ou d’un cœur à l’écoute.

Que votre passage soit rempli de bénédictions et d’espérance.

 

« Par-dessus tout, revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection. » (Colossiens 3:14)

Histoire

HISTORIQUE DE LA CONGRÉGATION

Les Sœurs Franciscaines de Calais sont originaires de France, plus précisément de Calais, dans le nord du pays. La congrégation a été fondée en 1841 par Mère Marie de la Providence à Calais, sous l’impulsion de l’évêque local. Inspirées par l’esprit franciscain de pauvreté, de simplicité et de service aux pauvres, elles se sont rapidement étendues en France et à l’étranger, se consacrant à l’éducation, aux soins de santé et à l’assistance sociale.

Les Sœurs sont arrivées à Djibouti un peu avant 1900, dans le cadre de la présence coloniale française établie en 1884-1885. Les Sœurs ont été envoyées pour combler le manque d’éducation pour les filles, un domaine négligé par les autorités coloniales, et pour promouvoir les valeurs chrétiennes dans une société patriarcale. Leur arrivée s’inscrivait dans une vague plus large de missions européennes en Afrique, financées par des dons et des subventions. Les Sœurs Franciscaines ont apporté une transformation significative à l’éducation djiboutienne en se focalisant sur l’émancipation féminine et l’alphabétisation.

Arrivées à Djibouti au début du XXe siècle, les Sœurs Franciscaines de Calais ont été des pionnières dans le domaine de l’éducation. Leur action a grandement contribué à l’émancipation des femmes et à la modernisation de l’enseignement, dans un contexte marqué par la colonisation. Malgré les défis liés aux différences culturelles et religieuses, elles ont laissé un héritage durable qui continue d’influencer le système éducatif djiboutien.

Très Honorée Mère Louise Mabille

Elle est née à Boulogne-sur-Mer le 22 mai 1799. Elle a pris l’habit à Calais chez les Sœur Franciscaines ; a fait profession le 4 octobre 1825, puis elle a été affectée à l’Hospice civil de Calais.

Nommée supérieure de l’Hospice en 1851, elle va s’employer à réunir les sept maisons Franciscaines autonomes du Pas de Calais. En même temps que Mgr Duchenne, elle étudie la Règle et approfondit l’esprit franciscain.

Mère Louise est nommée première Supérieure Générale le 30 mai 1854. Elle favorise l’union par son tempérament calme et effacé, par sa prudence et sa sagesse, et par sa volonté.

«Soyons toutes les membres d’un même corps qui s’entraident et s’animent.
Que toutes et chacune selon la mesure de la grâce, nous travaillions à l’œuvre pour  laquelle Dieu nous a choisies ; Il sera à notre droite, afin que nulle difficulté ne nous ébranle. Il nous soutiendra de sa main, afin que nous suivions sa voie.»
Sœur Louise Mabille 
(Première Supérieure Général Juin 1854)

Notre signe distinctif à travers le monde

La médaille est notre signe distinctif à travers le monde.
Elle résume la vie d’une Franciscaine Missionnaire de Notre-Dame.

La Vierge Marie : elle est Reine et Mère de la famille franciscaine et de
notre Institut.
Dans la médaille, elle est avec les mains ouvertes et en chemin. C’est la Vierge Missionnaire qui apporte au monde la PAROLE qu’elle a engendrée.

Le Tau : est un symbole franciscain, symbole de la paix.
Pour François le Tau est un signe de pénitence et renouvellement, signe de la suite du Christ pauvre, Serviteur, signe de son amour pour le Crucifié. Le Tau parle de notre appartenance à la famille franciscaine.

Le monde : être là où notre présence peut être un lien d’unité
et de communion est une préoccupation constante qui nous encourage à aller à travers le monde, pour servir, faire le bien et être des signes de l’amour et glorifier le nom de notre Dieu.

Dans la médaille sont exprimés notre nom et notre mission de Franciscaines Missionnaires de Notre-Dame.

MÈRE MARIE ROBERT

Une religieuse franciscaine bretonne au service des plus petits

Mère Marie Robert, religieuse franciscaine originaire de Bretagne, a débarqué à Djibouti en 1945 avec une mission claire : offrir une éducation et une assistance aux enfants les plus vulnérables.

Pendant plus de 48 ans, elle a dirigé avec dévouement plusieurs œuvres essentielles pour la communauté djiboutienne :

  • La pouponnière (à partir de 1945 à 2010)

  • L’École des Sœurs Franciscaines (à partir de 1952)

  • L’Orphelinat Sainte-Thérèse (1952-1993)

Une figure majeure de l’éducation des filles et de l’assistance aux orphelins

Mère Marie Robert est reconnue comme une figure incontournable de l’histoire éducative et sociale de Djibouti. Son action a marqué des générations entières, notamment dans le domaine de l’éducation des filles et de l’accueil des enfants orphelins.

Grâce à elle, de nombreux enfants ont pu bénéficier d’un toit, d’une éducation et d’un amour maternel qui leur ont permis de grandir dans la dignité et l’espérance.

LES SŒURS FRANCISCAINES DE DJIBOUTI

Sœur Justine RANOELISOA

Ministre locale des Sœurs Franciscaines Missionnaires de Notre-Dame et Représentante de la Tutelle

Sœur Elia

Infirmière à la maternelle, animatrice de la chapelle pour les enfants le dimanche, responsable de la prière pour l’école Directrice Adjointe à CARITAS de Djibouti.

Sœur Berthine

En charge de la partie administrative du site de la maternelle

Sœur Holinca BITIKA

Travaille aux archives chez l’Évêque

Sœur Benjamine

En charge de la prière pour la mission et rédactrice du journal de vie quotidienne de la communauté

Sœur Tigué

Aînée de la mission, responsable de la préparation des repas et du service à table pour la communauté

La chapelle du site de la Mission a récemment fait peau neuve. À l’occasion de sa rénovation, une belle cérémonie a été organisée en présence de Monseigneur Jamal, venu bénir ce lieu de prière et de recueillement.

Lors de cet événement, Monseigneur Jamal a prononcé une homélie émouvante dans laquelle il a rappelé l’importance de la chapelle pour la communauté éducative et spirituelle de l’école de la Nativité. Il a souligné que ce lieu rénové sera désormais un espace encore plus accueillant pour la prière, les célébrations et les temps forts de l’année liturgique.

La cérémonie s’est poursuivie par les remerciements de la ministre locale, qui a salué l’engagement de toute la communauté pour mener à bien ce projet. Elle a également mis en avant le rôle essentiel de la foi et de la spiritualité dans l’accompagnement des élèves et des familles.

Cette rénovation marque une étape importante pour la chapelle de la Mission, qui reste au cœur de la vie spirituelle de l’école de la Nativité.

Rénovation de la Chapelle